Votre animal vieillit ou est malade : comment vivre le temps qui reste ?

préparation au départ Nov 05, 2026

Il dort plus qu'avant. Il ne monte presque plus sur le divan. Ou bien le vétérinaire a prononcé un mot qui vous trotte dans la tête depuis.

Et vous voilà triste alors qu'il est encore là, couché à vos pieds.

Si c'est votre cas, je veux d'abord vous dire ceci : vous n'exagérez pas. Vous l'aimez, et vous voyez que les choses changent. C'est tout.

Avant le départ, il y a déjà des pertes

On parle beaucoup de ce qui se passe après le départ d'un animal. Beaucoup moins de ce qui se passe avant.

Pourtant, avant, on perd déjà des choses. Des petites, puis des plus grandes.

La longue marche quotidienne devient une petite sortie autour de la maison. Le chat ne saute plus sur le comptoir. Le chien ne vous attend plus à la porte, parce qu'il ne vous entend plus arriver.

Chaque fois, c'est un peu de notre animal qui s'en va. Et on a le droit d'avoir de la peine pour ça.

Devenir la personne proche aidante de son animal

Les pilules à cacher dans le fromage (si c'est pas à forcer dans la gueule). Les rendez-vous chez le vétérinaire qui s'enchaînent. Les nuits où on se lève pour vérifier s'il respire bien. Le tapis qu'on lave encore une fois. Les fins de semaine qu'on annule parce qu'on ne veut pas le laisser seul.

Vous êtes en train de devenir la personne proche aidante de votre animal.

Le mot peut surprendre. Pourtant, des chercheurs de l'Université Kent State, aux États-Unis, ont comparé 119 personnes qui prenaient soin d'un chien ou d'un chat atteint d'une maladie chronique ou grave, et 119 personnes dont l'animal était en bonne santé. Les premières vivaient plus de stress, plus d'anxiété et de symptômes dépressifs, et avaient une moins bonne qualité de vie. La chercheuse principale avait d'ailleurs commencé ces travaux après avoir elle-même pris soin de son animal malade.

Alors si vous ressentez une grande fatigue, ce n'est pas un manque de force.

La peine, et ce qui vient s'ajouter

Dans mes accompagnements, je fais souvent la différence entre deux choses.

Il y a la peine. Elle vient de l'amour que vous avez pour lui. Elle a toute sa place.

Et il y a tout ce qui s'ajoute par-dessus. Se sentir coupable de ne pas en faire assez. Se faire dire « voyons, c'est juste un chat ». Vivre chaque journée comme un compte à rebours. S'en vouloir d'avoir manqué de patience à trois heures du matin.

La peine, on ne peut pas l'enlever. Mais ce qui s'ajoute, on peut l'alléger.

Quelques repères pour le temps qui reste

Il n'y a pas de baguette magique. Mais voici ce que je vois aider le plus souvent.

1. Regarder ce qui est encore là

Il ne court plus, mais il aime encore se coucher au soleil sur le plancher. Il ne joue plus à la balle, mais il vient encore chercher vos caresses.

Le temps qui reste n'est pas seulement une attente. Il est aussi fait de petits moments, qui comptent.

2. Prendre soin de vous aussi

Vous ne pourrez pas l'accompagner longtemps si vous ne dormez plus, mangez mal et ne voyez plus personne.

Qui, autour de vous, pourrait prendre le relais quelques heures ? Faire une course ? Ou simplement vous écouter sans vous dire quoi faire ?

3. Poser vos questions avant l'urgence

Les décisions les plus difficiles arrivent souvent toutes en même temps, au pire moment.

Parler avec votre vétérinaire de ce qui peut venir, et de ce qui compte pour vous et pour votre animal, vous laisse un peu d'espace pour réfléchir. Vous ne baissez pas les bras en posant ces questions d'avance.

4. Ne pas garder ça pour vous

Beaucoup de gens n'osent pas en parler, parce que l'animal est encore vivant. Ils ont peur d'avoir l'air de s'en faire pour rien.

Pourtant, mettre des mots sur ce qu'on vit, c'est souvent ce qui soulage le plus.

Le temps est compté

Je ne vais pas vous raconter d'histoires : le temps qui reste est compté. Personne ne sait combien. Quelques semaines, quelques mois, peut-être plus.

Ça peut faire peur. Mais ça veut aussi dire que vous avez encore du temps pour vous préparer, à votre façon, sans porter votre inquiétude en silence, et surtout, pouvoir profiter de tous ces beaux moments qu'il vous reste.

Vous avez partagé des années avec lui. Vous avez le droit de recevoir du soutien, vous aussi, dans cette partie-là du chemin.

Je suis de tout cœur avec vous.

Vous accompagnez un animal âgé ou malade ?

Vous n'avez pas à attendre son départ pour recevoir du soutien.

« L'accompagnement me permet de sortir de l'anticipation de ce qui s'en vient. Je reste dans le moment présent avec elles et je profite de leur présence avec moi au maximum. »

Sophie

→ Je vous offre 15 minutes gratuites pour me parler de votre situation et me poser vos questions.
Réserver mon appel de 15 minutes

→ Mon étoile filante, mon accompagnement qui commence avant le départ de votre animal et continue après : des rencontres individuelles avec moi, des cercles de partage aux deux semaines, des ateliers et des ressources vidéo en ligne, une communauté privée et des outils pour le quotidien. Découvrir Mon étoile filante

Vous n'êtes pas encore à l'aise d'en parler ? Voici de quoi commencer, chez vous, quand vous en aurez envie :

→ Téléchargez mon guide gratuit pour vivre le temps qui reste avec votre animal

→ Rejoignez mon groupe Facebook privé : Un chagrin plus serein 

Je serai au Salon Couleurs du deuil, les 7 et 8 novembre, au Marché Bonsecours dans le Vieux-Montréal.
J'y donnerai la conférence « Le deuil animalier, ce deuil qu'on ose peu nommer »
le dimanche 8 novembre à 14 h 30, et vous pourrez venir me rencontrer à mon kiosque.

Karyn Bourbonnais
Accompagnatrice en préparation au départ et deuil animalier
Coach certifiée & éducatrice canine
karynbourbonnais.ca

 

Questions fréquentes

Est-ce normal d'avoir de la peine alors que mon animal est encore vivant ?

Oui. Quand un animal vieillit ou tombe malade, on perd déjà beaucoup de choses : des habitudes, des activités, une partie de l'animal qu'on a connu. Cette peine est une réaction normale à des pertes bien réelles.

Comment savoir si c'est le bon moment pour l'euthanasie ?

C'est une question à poser à votre vétérinaire, qui connaît l'état de santé de votre animal. De mon côté, je vous offre un espace pour déposer ce que cette décision fait vivre : le doute, la peur de se tromper, la culpabilité. Je suis là aussi pour vous aider à voir plus clair, à vous poser les bonnes questions et à identifier vos priorités, pour vous et pour votre animal.

Peut-on recevoir du soutien avant le départ de son animal ?

Oui. On n'a pas besoin d'attendre le décès pour demander du soutien. Recevoir du soutien avant peut alléger la culpabilité, aider à vivre plus sereinement le temps qui reste et préparer les derniers moments.

Comment aider un proche dont l'animal est très âgé ou malade ?

Reconnaissez ce que cette personne vit, sans le minimiser. Évitez « au moins, il a eu une belle vie » ou « tu pourras en adopter un autre ». Offrez plutôt une aide concrète : quelques heures pour veiller sur l'animal et lui permettre de sortir, une course, une écoute sans conseils.